03.07.2007
www.murmures.net
Vous êtes encore là ?!
Rejoignez-moi dans mon nouveau chez moi :
C’est là bas que tout se passe, ici il n’y a plus rien à voir vous le voyez bien
Qu’est-ce que vous attendez, moi je vous attends de l’autre côté ;)
11:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.06.2007
Nouveau blog en marche
Et bien voilà, mon nouveau chez moi est désormais fonctionnel... et vous y êtes tous les bienvenues... installez vous, faites une petites balade... bref faites comme chez vous...
Il me reste encore quelques petites affaires à déménager, je le ferais au fur et à mesure, petit à petit jusqu'à ce que tout y soit à sa place... ça prendras le temps qu'il faudra mais moi je tiens à mes vieilleries et à tous les petits cadeaux que vous avez tous laissé derrière vous...
Tout ce déménagement fut une belle aventure, j'ai appris à utiliser photoshop pour faire ma bannière (dont je continue à changer les détails tous les jours), j'ai découvert une nouvelle plateforme... mais surtout j'ai parcourus de vieux écrits, des choses qui me ressemblaient que je n'aurais peut être pas écris de la même manière aujourd'hui... pourtant cela ne fait pas si longtemps...
J'ai donc vu le chemin parcourus, les changements qui se sont opérés, les amitiés qui se sont liés, les souvenirs, les moments de joie, les prises de têtes... et tout tout le reste...
Merci à Houssein pour le grand coup de main, merci à tous ceux qui m'ont donné leur avis et qui ont accompagné mon apprentissage de photoshop, le choix des couleurs, le choix du concepts... et puis merci à ceux qui vont me suivre dans ce nouveau chez moi, un peu plus clair, un peu plus aéré, tout neuf, tout moi ![]()
01:33 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.06.2007
Nazek Al-Malaika n'est plus

Depuis qu’elle faisait partie de nos programme scolaire sur la poésie Arabe, depuis que ses vers se répétaient dans nos classes, je trouvais déjà son nom poétique, il me faisait rêver, peut on espérer plus beau nom pour une poétesse : Nazek al-Malaika (Al Malaika voulant dire Les anges en arabe), je l’imaginais avoir un air angélique, je l’imaginais flottant au dessus des mots, les manipulant délicatement, récitant ses vers d’un air rêveur, subjuguant les orateurs… je l’imaginais belle et gracieuse, douce et sensible… je n’avais jamais vus de photo d’elle… c’était ce que son nom me susurrait, c’était ce que ses poèmes me murmuraient…
La grande poétesse irakienne, celle qui fut parmi les premiers à moderniser la poésie arabe, celle qui tenta de briser les carcans, de parler vrais, de parler du cœur, de toucher les gens, Nazek Al-Malaika est décédée mercredi derniers au Caire à l’âge de 85 ans…
En hommage à cette grande pionnière, à cette grande poétesse, à cette grande dame, un beau poème qu’elle dédie à ces compagnons Les mots : Chansons d'amour pour les mots
أغنية حب للكلمات



11:44 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.06.2007
Consternation: à 72 ans le danger est toujours là

Je suis un peu déconnectée en ce moment de ce qui se passe dans le monde et sur la blogosphère, quelle a été ma surprise en lisant sur certains blog la nouvelle de la condamnation de Mohamed Bougrine, 72 ans, à un an de prison ferme pour « atteinte aux valeurs sacrées du Royaume ».
Ce septuagénaire dont la vie fut jalonnée par tout un historique de résistance contre l’occupant, de militantisme pour les droits de l’homme, de divers séjours dans diverses prisons, se retrouve aujourd’hui condamné pour avoir soutenus ces jeunes emprisonnés pour avoir scandé des slogans dans une manif et dont j'avais parlé ICI.
Ils disent chez nous : Ma doumta fil maghreb fala tatstaghrib, ce qui est en phase de devenir la vrai devise que tout le monde tente d’appliquer se traduirait par quelque chose comme : Tant que tu es au Maroc, ne soit point choqué de ce qui t’entoure…
Choqués, même indignés et outrés, j’espère bien que l’on continuera à l’être et à l’exprimer, n’est ce pas là le moindre acte de foi?
Pour en savoir plus d’autres blogs à visiter (j’ajouterais des liens au fur et à mesure):
22:55 Publié dans Des P'tites Vites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.06.2007
Blogging et bloggeurs
Je commence à bien apprécier cet effet secondaire du blogging qu’est la rencontre de bloggeurs sympathiques et intéressants.
À Découvrir donc, pour ceux qui ne le connaissent pas encore : Etkalem le blog de Aziz
10:50 Publié dans Des P'tites Vites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.06.2007
Ces vielleries que je chérie
Il est une drôle de tradition au Québec… au Québec, en juillet on déménage …On prend ses clics et ses claques et on change de décor, on s’aère le cerveau, et nos affaires par la même occasion… c’est toujours très drôle de voir que le premier juillet tout le monde déménage, les meubles passant sur les bras, les camions à tous les coins de rues, le ventre ouvert déversant leur charge…
J’ai moi-même pas mal déménagé depuis que je suis ici, c’est toujours beaucoup de travail, mais c’est toujours beaucoup de bonheur, le bonheur du renouveau, le bonheur des nouveaux lieux, les idées de décoration, la joie de la création…
Et cette année je remet ça, je change de chez moi, mais de chez moi cybernétique… oui mon blog est en déménagement, je découvre des vieilleries que je chéris, je prend mes petites affaires petits à petits, une par une, je prend tous les petits cadeaux reçu de vous tous… car je ne veux rien laisser
Et puis je re-décore… c’est passionnant, c’est stimulant, ça prend du temps… Et quand ça seras prêt, quand les couleurs seront choisies, les meubles chacun à sa place et que je m’y sentirais un peu plus chez moi, vous y serais tous les bienvenues… dans pas longtemps, j’y travail, j’y travail …
PS : Merci Houssein du coup de main, sans ça … j’y serais encore pour le prochain juillet…
22:03 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
17.06.2007
Mont St-Hilaire - Photos d'une randonnée
Journée bien agréable au bord du Lac Hertel et sur les sentiers du Mont St-Hilaire.

Pour les amoureux de la verdure quelques photos ICI
16:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
15.06.2007
Nos sacrés sacrés
Je viens de lire la nouvelles ici et là et j’en demeure sans voix, de jeunes manifestants du 1er Mai ont été arrêté et condamné à 2 et 3 ans de prison avec amende pour avoir scander des slogans jugés attentant à la monarchie.
Je ne sais pas exactement ce que ces jeunes scandaient comme slogans, appelaient-ils seulement à la tombés des tabous et à plus de liberté, s’en prenaient-ils directement à la personne du roi, ou remettaient-ils en question toute l’institution monarchistes? Je suis presque sure que les versions divergerons…Ce qui reste sûr néanmoins, c’est bien le caractère pacifiste de la manifestation et le fait que ces slogans honnis, n’étaient que verbaux. Valaient-ils quelques années de prison? Attentaient-ils à ce point à nos sacrés? Nos sacrés se sentent-ils atteint par cette petite poignés de jeunes et leurs slogans? Ou est-ce l’exemple que l’on veut donner encore et toujours?
Mais au-delà de ces aspects, personnellement un autre me touche plus profondément, m’interpelle plus spécifiquement en regardant de plus près l’affiche trouvée ici et là, je remarque leurs dates de naissance…Ces manifestants pour leur quasi-totalité sont plus jeunes que moi et même que le plus jeune a cet âge fatidique que sont les 19 ans, tout juste après les 18 ans mais pas encore vraiment 20 ans, tout juste un homme mais pas encore tout à fait un…et dans tout le groupe une moyenne d’âge de 25 ans, un âge ingrat me diriez vous, surtout ceux qui l’ont laissé derrière eux, un âge que l’on regrette sans vraiment avoir envie de le revivre, l’âge des incertitudes, de la réflexion, des remises en questions, l’âge du passage, l’âge de la maturation, l’âge de la construction de ce qui feras ce nous, bien des années après, un nous encore incomplet mais déjà plus complet. Un nous qui porte les marques de ce passage, un nous maturé au grès des confrontations, des idées chopées ici et là, triées, malaxées, reformulées, rejetées, reprises, raccommodées.
Un nous qui pour ces jeunes sera teinté d’une cassure, pour avoir justement pris certaines idées, y avoir crus et les avoir scandés… certaines idées, qui comme tant d’autres à cet âge, vont les traverser mais que cette cassure empêchera de trier, de malaxer, de reformuler, de rejeter, de reprendre, de raccommoder… un nous qui seras handicapé à sa naissance, cassé et amputé, un nous qui donneras l’exemple à d’autre nous, car certains handicapes se choppent par l’exemple… un nous qui, sommé aux autres nous, ne peut ultimement que teinter la face du demain car il sera ce demain…
Je ne dis nullement que quand on est jeunes on doit se soustraire à la responsabilité de ses actes et de ses pensées car je suis consciente que l’on peu facilement dénaturer mon propos, je dis, et parce qu’il faut bien que quelqu’un le dise, que quand une jeunesse n’apprend pas à confronter ses idées, quand une jeunesse, se fait durement taper sur les doigts pour ses pensées, quand une jeunesse est muselée, quand les lignes rouges même diffuses, resserrent leur étaux… c’est bien là une atteinte à l’avenir de ce pays, ce sacré de tous les sacrés.

14:45 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
11.06.2007
Emprise, pensée etc...
Une petite citation qui taîne depuis un moment sur l'un de mes carnets, je la relis et j'ai envie de la partager:
Le choix d'une liberté n'est pas aisé à faire lorsque l'on est soi-même sous l'emprise de faux-semblants.
(Thérèse Renaud)
10:45 Publié dans Des P'tites Vites | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
05.06.2007
La machine à remonter le temps...
Salut les amis, je sais, je sais vous allez m’adorer (héhé)
Voici pour tous les nostalgiques qui se sont révélés ces deux derniers jours chez moi, un petit cadeau glané sur le superbe web - Allah ykheli lina essi internet :)
À tous ceux qui les ont lus d’un trait, à tous ceux qui les ont caché de leurs parents, à ceux qui ont délaissé leur devoir pour en terminer quelques uns, à ceux qui y ont mis la grande majorité de leur argent de poche, à ceux qui ont passé trop de temps à chercher des indices sur tout et rien, à ceux qui à la perspective d’en tenir un entre leur mains voient se dessiner un large sourire sur leur visage et une bouffée de bonheur envahir leur coeur...
Les voici les voilà, à portée de main, il suffit de cliquer et le tour est joué – Enjoy et donnez moi des nouvelles :)
16:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
04.06.2007
Un parcours de livres
Mohamed Kitab me fit cette invitation à laquelle je répond avec grand plaisir, celle de répondre à un certain questionnaire de Procuste (comme je ne connaissais pas ce mot je suis allé voir sur Wikipedia et ce qui j'y ai trouvé est fort intéressant et fort diverstissant aussi...)
Je me livre donc à travers ce questionnaire car ne dit-on pas: dit moi ce tu lis et je te dirais qui tu es ?
Questionnaire de Procuste
Les 4 livres de mon enfance
- Al Moughamiroun al Khams (le club des cinqs version arabe), même si c'est une collection je ne pouvais ne pas les mettre vu qu'ils ont coloré mon enfance
- Les quatres filles du docteur March de Louisa May Alcott
- Al Ayam (le livre des jours) de Taha Houssein
- La fleur cachée de Pearl Back
Les 4 écrivains que je lirai et relirai encore :
- Kundera
- Dostoïevski
- Roman Gary
- Jane Austin
Les 4 auteurs que je ne lirai probablement plus jamais
- Tahar Ben Jelloun
- Paolo Coello
- Alain Finkielkraut
- Boris Vian
Les 4 premiers livres de ma liste à lire :
- Dakiratou Jassad (Mémoire de la chair) d’Ahlam Mostaghanemi
- Harry Potter and the Deathly Hallows de JK Rowling
- Grâce à Jean De La Fontaine ! De Mohamed Nedali
- Les Bienveillantes de Jonathan Littell
Les 4 livres que je suis en train de lire
(En ce moment j’en savoure lentement juste un)
- Le livre noir d’Orhan Pamuk
Les 4 livres que j'emporterais sur une île déserte
- La 25e heure de Virgil Gheorghiu
- Le Premier Cercle d’Alexandre Soljenitsyne
- Le prophète de Khalil Gibran
- Moudoun el Milh (les villes de sel) de Abderrahman Mounif
Les premiers mots d'un de mes livres préférés
La dame pouvait avoir soixante, soixante cinq ans. Je la regardais de ma chaise longue, allongé face à la piscine d’un club de gymnastique, au dernier étage d’un immeuble moderne où, par d’immenses baies vitrées, on voit Paris tout entier. J’attendais le professeur Avenarius, avec qui j’ai rendez-vous ici de temps en temps pour discuter de choses et d’autres. Mais le professeur Avenarius n’arrivait pas et je regardais la dame; seule dans la piscine, immergée jusqu’à la taille, elle fixait le jeune maître nageur en survêtement qui, debout au-dessus d’elle, lui donnait une leçon de natation. Écoutant ses ordres, elle prit appui sur le rebord de la piscine pour inspirer et expirer à fond. Elle le fit avec sérieux, avec zèle, et c’était comme si de la profondeur des eaux montait la voix d’une vielle locomotive à vapeur (cette voix idyllique aujourd’hui oubliée dont je ne peux donner une idée à ceux qui ne l’ont pas connue que si je la compare au souffle d’une dame âgée qui inspire et expire au bord d’une piscine). Je la regardais, fasciné. Son comique poignant me captivait (ce comique, le maître nageur le percevait aussi, car les commissures de ses lèvres me semblaient frémir à tout moment), mais quelqu’un m’adressa la parole et détourna mon attention. Peu après je voulus me remettre à l’observer, la leçon était finie. Elle s’en allait en maillot le long de la piscine et quand elle eut dépassé le maître nageur de quatre à cinq mètres, elle tourna la tête vers lui, sourit, et fit un signe de la main. Mon cœur se serra. Ce sourire, ce geste, étaient d’une femme de vingt ans! Sa main s’était envolée avec une ravissante légèreté. Comme si, par jeu, elle avait lancé à son amant un ballon multicolore. Ce sourire et ce geste étaient plein de charme, tandis que le visage et le corps n’en avaient plus. C’était le charme d’un geste noyé dans le non-charme du corps. Mais la femme, même si elle devait savoir qu’elle n’était plus belle, l’oublia en cet instant. Par une certaine partie de nous-mêmes, nous vivons tous au-delà du temps. Peut-être ne prenons-nous conscience de notre âge qu’à certains moments exceptionnels, étant la plupart du temps des sans-âge. En tout cas, au moment où elle se retourna, sourit et fit un geste de la main au maître nageur (qui ne fut plus capable de se contenir et pouffa), de son âge elle ne savait rien. Grâce à ce geste, en l’espace d’une seconde, une essence de son charme, qui ne dépendait pas du temps, se dévoila et m’éblouit, J’étais étrangement ému.
L'immortalité - Milan Kundera
Les derniers mots d'un de mes livres préférés
Ilia Khorobrov, avec son léger accent de la Volga , parlait du fond du noir grouillant.
- Les gars, je ne regrette pas du tout de partir. C’est pas une vie, à la charachka*! A chaque couloir, on peut marcher sur du Siromakha. Il y a un mouchard sur cinq, on ne peut pas faire un pet aux chiottes sans que le Parrain soit au courant. Voilà deux ans qu’ils nous privent de dimanche, les salauds. Douze heures de travail par jour! Il faut leur vendre nos méninges pour vingt petits grammes de beurre. Ils ont suspendu la correspondance avec les familles, les empoirés foireux! Et il faudrait travailler à ce prix? Mais c’est un enfer!
Khorobrov se tut, saturé d’indignation.
Dans le silence revenu, comme le moteur ronflait régulièrement sur l’asphalte, la réponse de Nerjine se fit entendre :
- Non, Ilia Térentitch, ce n’est pas l’enfer. Ce n’est pas l’enfer! L’enfer, c’est là où nous allons. C’est dans l’enfer que nous retournons. La Charachka , c’est le cercle le plus haut, le premier, c’est le plus beau des cercles infernaux. C’est presque un paradis.
Il ne poursuivit pas, sentant que c’était inutile. Tous savaient que ce qui les attendait était incomparablement pire que toute charachka. Ils savaient qu’au fond du camp, la charachka leur reviendrait comme un rêve doré. Maintenant, pour se donner du cœur et se conforter dans son bon droit, il importait de dire du mal de la charachka, afin que personne n’eût de regret ni ne se reprochât un pas téméraire.
Guérassimovitch s’avisa d’un argument inexploité par Khorobrov :
- Quand la guerre éclatera, on liquidera les zeks de la charachka, qui en savent trop, en les empoisonnant avec du pain, comme l’ont fait les hitlériens.
- C'est bien ce que je dis, riposta Khorobrov: mieux vaut le pain et l'eau que le malheur et du gâteau!
Les zeks se turent et tendirent l’oreille à la marche du véhicule.
Oui, ils avaient devant eux la taïga et la toundra, Oï Miakon, pôle du froid, et les mines de cuivre de Djezkazgan. Et encore binette, la brouette, une ration de misère de pain mal cuit, l’hôpital, la mort. Le pire, rien que le pire.
Mais leurs âmes étaient en paix avec elles-mêmes.
Ils possédaient l’intrépide fermeté de ceux qui ont tout perdu, jusqu’au bout, courage qu’il est dur d’acquérir mais qui tient bon.
En brimbalant dans son ventre sa charge de corps entassés, le joyeux camion orange et bleu parcourait maintenant les rues de la ville, venait de dépasser une gare, de s’arrêter à un carrefour. Le même carrefour immobilisa de son feu rouge la voiture bordeaux du correspondant de Libération qui se rendait à un match de hockey au stade Dynamo. Le journaliste lut sur le fourgon :
Mrco
Viande
Fleisch
Meat
Sa mémoire avait enregistré le passage de plus d’un véhicule de ce type en divers endroits de Moscou. Il prit un calepin et nota de son stylo bordeaux :
«Dans les rues de Moscou, on rencontre à tout instant des fourgons d’approvisionnement fort coquets, d’une irréprochable hygiène. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas constater que l’approvisionnement de la capital est parfait.»
Le Premier Cercle – Alexandre Soljenitsyne
* Charachka : Nom informel de laboratoires secrets soviétiques, appartenant au système du goulag et où un millier de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens étaient détenus et devaient travailler
Les 4 lecteurs dont j'aimerais connaître les 4 :
- Bluesman
- Larbi
- Loula
PS : J’aurais aimé lancer l’invitation à plus de personne mais j’en choisi 4 pour cette fois comme le précise le questionnaire et je réserve les autres pour des questionnaires à venir.
Cela n’empêche pas ceux qui veulent bien réponde à tout ou une partie de ce questionnaire de le faire dans les commentaires :)
16:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
01.06.2007
Maghreb Monamour

Il aurait fallu que je quitte ce grand Maghreb pour que je rencontre ses maghrébins, il aurait fallu que des milliers de kilomètres nous séparent pour que je partage mon premier fou rire mauritanien, ma première grande amitié algérienne, ma première longue discussion à bâton rompus libyenne et que ma vie porte de tendres marques tunisiennes.
Il aurait fallu que je m’en exile pour mieux le connaître, mieux le voir dans son ensemble, mieux apprécier ses diverses facettes, mieux voir toutes ses similitudes… il aurait fallu que mon Maroc me manque pour rencontrer des mauritaniens amoureux de mon Mohamed Choukri, des algériens épris de mon Marrakech, des tunisiens fascinés par ma pastilla, des libyens curieux de mes ghiwanes, il aurait fallu que mon Maroc me manque pour que je comprenne que c’est mon Maghreb qui me manque, que c’est notre Maghreb qui nous manque, qui nous colore, qui nous nourrit, qui nous sépare et puis qui nous rassemble.
Aujourd’hui je blogue pour ce grand Maghreb, le Maghreb des maghrébins : maures, arabes, séfarades, berbères, et tant d’autres imazighen : Les Hommes libres du nord de l’Afrique
10:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : Maghreb, union, Maroc, Algérie, Tunisie, Libyie, Mauritanie
30.05.2007
Quelques heures à Ottawa

Quelques heures à Ottawa, une petite escapade en bonne compagnie et le temps de prendre quelques clichés que je partage avec vous ICI
13:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : ottawa, photo, Flickr, tulipes
27.05.2007
Youtube censuré au Maroc ou quand la bêtise prend le dessus
Mise à jour: Youtube est de nouveau accessible au Maroc.
Les voix qui se sont levées n'étaient certainement pas vaines...
C'est le propre de la censure violente d'accréditer les opinions qu'elle attaque
Voltaire
Aujourd’hui, les marocains abonnés à Maroc Telecom ne peuvent accéder à Youtube, aujourd’hui Youtube, de quoi demain sera-t-il fait?
Il est vrai que certains devraient méditer le propos de voltaire avant d’abattre leur censure aveugle et de donner du crédit à ce qui en cherche. Mais avant tout, certains devraient comprendre que le pas en avant suivi de deux en arrière n’a jamais mené bien loin…
Je suis contre la censure quelle qu’elle soit, je suis pour la liberté dans toutes ses formes… Toute forme de censure est d’abord pour moi une insulte, une gifle en plein visage, une façon de me dire que je n’ai ni les moyens ni les capacités de raisonner comme tout être douée de raison peut le faire… Comme j’ai toujours refusé que l’on me dise que mes gens ne sont pas prêts pour la démocratie, je refuse aujourd’hui que l’on me dise qu’ils sont incapables de penser par eux même, car voilà bien le message de tout acte de censure…
Censeurs, si vous nous manquez de respect, ne nous demandez pas de vous en donner en retour. Les manquements aux libertés individuelles vous saluent bien bas, aussi bas que là où vous êtes tombé aujourd’hui, moi je n’ai que mon dégoût à vous offrir.
23:45 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.05.2007
Le moment venue
À Loula…
La vie est drôle, elle est drôle la vie…
Surprenante, elle nous prend par surprise, elle nous fait sourire, un sourire en coin… et on se sent petit, et on a de la chance…
Je la connaissais, je la lisais, et j’aimais ce que je lisais… dans un monde de brouhaha, elle gueulait des fois, des fois c’était par la douceur, par la raison le plus souvent, le plus souvent elle mettait de l’ordre, dans un désordre qui restait… mais c’était un monde à part : fascinant à première vue, il finissait par vous larguer, parce qu’il fallait du souffle, et nous on en a plus, ou on en a jamais eu, ou bien ils ont tout pris, nous ont appris qu’il n’en fallait plus et on a bien appris…
La vie est drôle je viens de le dire, parce que qu’on oublie, elle vient vous rappeler, parce que quand on s’y attend pas, elle vient vous dire voilà, il y avait un petit quelque chose et je vous le redonne aujourd’hui, des atomes crochus qui ont su attendre, attendre le temps qu’il fallait, mais jamais ils n’oublient qu’ils sont bel et bien crochus et que quand on est crochus il faut bien qu’on s’accroche.
Des noms passent dans votre vie, ils résonnent un moment, s’estompent un instant, la vie continue, mais elle, elle le sait, elle garde en mémoire l’écho qu’ils ont produits et un jour, un beau jour, elle vous dit voilà… c’est à vous maintenant : une amitié peur naître, l’histoire peut commencer…
11:40 Publié dans Mes murmures | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note















